Communication / Information


! ÉBAUCHE

Des évidences qui semblent ne pas en être pour tout le monde


Pour circuler une information doit exister.

Pour exister elle doit être produite.

(De manière symétrique: tout ce qu'on trouve sur Internet a été produit, puis diffusé, par quelqu'un)

L'INFORMATION ne peut être produite qu'avec celui-celle qui a la CONNAISSANCE DU SUJET.

Vous pouvez avoir autant de chargés de communication que vous voulez, s'ils n'ont pas accès à la connaissance que vous souhaitez transformer en information/communication, ils ne pourront ni lire dans vos pensées, ni accéder à vos documents confidentiels.

À propos de la communication


  • Le plus grand problème en communication, c'est d'avoir l'illusion qu'elle a eu lieu.
  • (source)

La principale mauvaise compréhension de "la communication" (information, documentation...) en tant qu'activité, c'est de la considérer comme un art de l'expression. Alors qu'elle est une activité de résolution de problème, qui est autant un art qu'une science. Le problème à résoudre c'est "comment je fais passer tel message à tel public cible".

On communique pour être entendu (vu, lu...) et compris, par quelqu'un. Il ne suffit pas de s'exprimer pour être vu (jusqu'au bout) et encore moins compris.

Il s'agit tout autant d'être capable de
  • rejoindre le public visé là où il est
  • capter son attention
  • garder son attention
  • pour faire passer et comprendre le message.

Il ne s'agit pas de savoir si l'expression est bonne, il s'agit avant tout de savoir si la communication est efficace.
Sous au moins deux aspects:
  • est-ce qu'elle remplit ses objectifs?
  • est-ce que le temps qu'on y passe est du temps utile ou du temps perdu?

Appréhender la communication comme un art mineur, ou pire une formalité, voire même, souvent, une corvée qu'on bâcle au dernier moment, peut entraîner divers problèmes en pratique:

La maîtrise de la syntaxe, de la grammaire, de l'orthographe et des bonnes notes en rédaction à l'école d'un côté, et la capacité à utiliser des outils de traitement de texte de l'autre sont des garanties qu'on peut écrire. Mais pas du tout la garantie qu'on est capable de le faire pour résoudre le problème fondamental "comment je fais passer tel message à tel public cible".

Ce qui est vrai pour la communication écrite l'est pour toutes les autres formes de communication:
ce qui fait qu'une communication visuelle (logo, affiche, schéma, vidéo...) fonctionne, ce n'est pas la capacité à utiliser les outils ni le "talent" à réaliser quelque chose de beau, d'original ou de spectaculaire, c'est celle de les utiliser pour résoudre le problème fondamental "comment je fais passer tel message à tel public cible".

(note: quand bien même, on peut résoudre le problème fondamental en réalisant quelque chose de beau, d'original ou de spectaculaire, ça ne garantit pas l'efficacité de la chose. Si ça vous vous a pris quatre heures là où une seule était nécessaire et suffisante à remplir l'objectif, c'est trois heures de travail de trop. Si ces trois heures ont été employées à réaliser un support de type flyer et que vous n'avez pas prévu la communcation web correspondante, c'est encore du boulot qui reste à faire).

Qu'on la réalise soi-même ou qu'on la confie à quelqu'un, ces mauvaises compréhensions de l'enjeu fondamental de la communication amènent des problèmes de ce type:
  • on s'estime compétents pour communiquer là où l'on est en fait compétents pour s'exprimer et/ou pour utiliser des outils.
  • on estime qu'à partir du moment où on s'exprime, on est naturellement vu/entendu et compris. Alors qu'en fait on n'est ni l'un ni l'autre.
  • on ne comprends pas où réside la compétence d'un communicant professionnel, qu'il soit rédacteur, infographiste, vidéaste... ce qui peut nous amener à:
    • vouloir le contraindre à un rôle d'ouvrier spécialisé, d'exécutant de nos propres idées (qui ne sont pas forcément les plus adaptées à la résolution du problème).
    • ignorer ses conseils destinés à résoudre le problème fondamental "comment je fais passer tel message à tel public cible".
Un peu comme si 1- on confondait un architecte d'intérieur avec un décorateur d'intérieur, et 2- qu'on pensait être aussi compétent que lui sur la conception (à défaut de l'être sur la réalisation) parce qu'on a habité un logement toute notre vie. (voir aussi Mon maçon était illustrateur.)
  • on peut estimer compétent pour communiquer sur les réseaux sociaux quelqu'un qui les utilise tous les jours, pour son usage privé... parce que nous de toute façon nous on n'y connaît rien.

Mais parfois, assez souvent même, le principal problème qui se pose c'est l'absence d'une vraie réflexion et de vrais objectifs à la communication.

En dehors
  • de la communication événementielle, celle liée à des dates précises pour lesquelles on veut "faire venir des gens",
  • de la communication qui répond à des enjeux forts à court ou moyen terme (lancement d'un projet, besoins de financement...),
... on n'a parfois qu'une vague idée qu'on devrait communiquer, on sait bien, plus ou moins... ce qu'on veut montrer, mais on n'a pas pris le temps de déterminer ni ce qu'on cherchait à obtenir, ni quels étaient les messages, ni qui on voulait toucher précisément. Dans ces conditions, il est difficile sur le long terme de résoudre le problème fondamental "comment je fais passer tel message à tel public cible"...

La "Communication" ça prend du temps. Bizarrement là où, pour d'autres activités qui prennent du temps, on alloue le temps nécessaire à la réalisation de l'activité, le temps nécessaire à la communication n'est que rarement attribué. Par conséquent la communication est souvent laissée à "plus tard", "un jour", et dans le meilleur des cas "au dernier moment". Dans le pire des cas, le porteur, la personne référente du projet, considérera que la communication c'est pas son problème et qu'il·elle a autre chose à faire.

Communiquer, documenter, rendre compte... des objectifs convergents

Tant que ces trois volets sont considérés comme séparés, imposés comme des corvées, dans des temporalité différentes, traités chacun de leur côté au dernier moment (celui de publier un événement d'agenda, un article, de livrer un bilan à un partenaire/financeur), il est fort probable que le travail soit fait plusieurs fois.

Si, à l'inverse, on les pense comme se complémentant et s'alimentant les uns les autres, on peut s'épargner du travail et du stress.

Voir Communiquer, documenter, rendre compte... des objectifs convergents

À propos des outils

Ils ne sont pas toujours évalués selon un ensemble de critères clairement établis. Les critères majeurs étant souvent, de fait,
  • c'est connu
  • c'est facile à utiliser
  • c'est gratuit