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Thomas

Exemple de fiche de projet (connaissance des publics)

Étude de cas : Vous avez en charge un groupe de 6 seniors de niveaux égaux. Ils savent :
– Allumer un ordinateur
– Se servir d’une souris
– Aller sur Internet
Imaginer un atelier / une animation qui puisse les intéresser et les faire évoluer dans leurs pratiques. Réaliser une fiche projet.

Projet : Fini les pigeons voyageurs, place au numérique
Année 2020

Quoi ?Création d’une adresse mail et la compréhension de son utilisation
Pourquoi ? ContexteBeaucoup de sites ont besoin d’une adresse mail pour pouvoir valider une inscription.
De plus, ils peuvent communiquer avec leurs amis en leur envoyant un mail. Cela permettrait de les rapprocher et d’éviter l’exclusion
Pourquoi ? ObjectifsCréer une adresse mail valide
Configurer celle-ci
Savoir comment l’utiliser
Montrer l’utilité d’une adresse mail.
Pourquoi ? Compétences psychosocialesApprendre à prendre des décisions
Savoir communiquer efficacement
Savoir gérer son stress
Pour qui ? Typologie, quantitatif6 personnes
Maitrise du clavier & de la souris prérequis.
Par qui ? Les acteurs1 – 2 formateurs
Avec qui ? Les partenairesAucun partenaire nécessaire
Où ?Fixe ou itinérant, selon si l’EPN est mobile ou non
Quand ?Premier atelier début janvier 2021 – 1 semaine/4
Comment ? La méthodologieAborder, étape par étape la création de l’adresse mail. En second, expliquer son fonctionnement et son utilité.
Matériel nécessaire6 ordinateurs portables (ordi personnel de l’utilisateur autorisé)
1 connexion Internet
ÉvaluationEnvoi d’un mail avec PJ au formateur
Ressenti du public
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Adrian Farid Non classé Thomas

Les communs numériques

Qu’est-ce qu’un commun?


Un commun désigne une ressource produite et/ou entretenue collectivement par une communauté d’acteurs hétérogènes, et gouvernée par des règles qui lui assurent son caractère collectif et partagé. Il est dit numérique lorsque la ressource est dématérialisée : logiciel, base de données, contenu numérique (texte, image, vidéo et/ou son), etc…
Le bien commun concerne toutes les ressources (système et unités) en accès partagé gérée de manière auto-organisée par une communauté en vue de garantir l’intégrité de la ressource dans le temps. Le bien commun numérique recense toutes les ressources numériques (système et unité) au régime de propriété partagé, dont la gouvernance est participative et qui sert à son enrichissement. Comme communs numériques, on peut citer Linux, Wikipédia et Firefox.

Plusieurs notions de biens communs :

    Il différencie 4 types de commun(s) :

Le commun : L’accès aux ressources en partage de façon équitable.

Un commun, pour chaque ensemble de règle d’accès et d’usage qui incarne le commun.

Des communs, instances de ressources en partage où est appliqué un commun déterminé par la quatrième catégorie.

Des communautés, l’ensemble des acteurs de ces communs. Les objets numériques sont ainsi qualifiables de communs à la condition de respecter un commun. Les différents types :

  • Premier type  : Le bien commun
    • Par nature (arbres d’une forêt, l’air)
    • Institués ( Les zones environnementales protégées)
    • Bien commun numérique (Photos sous licences, Creative Common)
  • Deuxième type  : Le commun
    • Le commun (ex : système d’irrigation (système) et l’eau (unité))
    • Le commun numérique (ex : Wikipedia)
  • Troisième type  : Le Commun commoning
    • ex: Coopératives

Quelques dates de création de logiciels Open Source :

1991 –> Création de Linux (Famille de système d’exploitation)

1995 –> Créations d’Apache (Créations pour serveurs web )

2001 –> Création de Wikipédia (encyclopédie en ligne)

2004 –> Création d’OpenStreetMap (Projet de cartographie)

Lien vers un ouvrage intéressante sur le sujet : le livre « Vers une République du lien commun ».

Des jardins partagés aux logiciels libres, des encyclopédies en ligne aux recycleries installées dans les quartiers des villes ou dans les campagnes, les «communs» semblent essaimer partout. Mais pourquoi ce succès ? Et comment expliquer cet essor ?

Cet ouvrage montre comment nous sommes entrés dans une phase nouvelle, celle de l’enracinement des communs dans la société, de leur extension à des domaines sans cesse élargis de la vie sociale et de leur pérennisation dans le temps. Car les auteurs partagent cette conviction : le commun n’est pas destiné à venir compenser les déficiences d’un monde capitaliste et marchand. Instrument d’une citoyenneté refondée, le commun comme les hybrides auxquels il ne peut manquer de donner lieu (mutuelles de travail, coopératives «ouvertes», plateformes numériques, etc.) ont vocation à se déployer comme formes économiques majeures, au service du bien commun.

En tirant parti de l’expérience mutualiste, coopérative et associative, ce livre s’efforce de penser dès aujourd’hui la connexion et la coopération entre communs pour aider à ce que cet avenir se réalise. Si l’on veut échapper à l’enfermement des communs dans un monde fait d’îlots séparés, il faut d’emblée envisager les relations des communs à l’entreprise, à la ville, au territoire, à l’action citoyenne, et commencer à préfigurer et à anticiper dans la pensée comme dans l’action ce que pourrait être une république des communs.