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Damien Ingrid Non classé

Ecologie numérique

L’écologie digitale est la discipline qui étudie l’impact environnemental des différents écosystèmes reliant l’humain et le digital dans le but d’en limiter les effets nuisibles pour l’environnement.

Le secteur du digital est responsable aujourd’hui de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit une fois et demi plus que le transport aérien. La forte augmentation des usages laisse présager un doublement de cette empreinte carbone d’ici 2025.
Pourtant, la pollution numérique est essentiellement invisible et méconnue, ainsi 73% des français n’ont pas conscience de la notion d’économie digitale (source : grizzlead.com).

Les trois principales sources de pollution numérique :

  • Fabrication des équipements numériques
  • Pratique digitales des utilisateurs (streaming audio / vidéo, réseaux sociaux sociaux / porno / envoi et stockage des mails…)
  • Déchets numériques

Fabrication des équipements numériques

Paradoxalement, plus on dématérialise, plus on utilise de matières. Plus on miniaturise et complexifie les composants, plus on alourdit leur impact sur l’environnement. La production de composants complexes exige beaucoup d’énergie, des traitements chimiques et des métaux rares.

En moyenne, il faut mobiliser de 50 à 350 fois leur poids en matières pour produire des appareils électriques à forte composante électronique, soit par exemple 800 kg pour un ordinateur portable et 500 kg pour une box Internet. (source ADEME)

Il faut 80 fois plus d’énergie pour produire 1 gramme de smartphone que 1 gramme de voiture. 90% de l’énergie consommée par un smartphone l’est lors de sa fabrication.

Pratiques digitales

Émission de gaz à effets de serre :
  • 25 % liés aux DataCenter
  • 28 % liés aux infrastructures réseau
  • 47 % liés aux équipements des consommateurs
  • (source ademe Nov 2019)
60 % du trafic est lié au visionnage de vidéo (306 millions de tonnes de CO2) (source : The Shift Project) :
  • VOD : 34%
  • Porno : 27%
  • Vidéos courtes (Youtube et autres) : 21%
  • Réseaux sociaux : 18%

7 à 10% de l’électricité mondiale serait consommée par Internet seul. La consommation mondiale de streaming pollue autant que l’Espagne, soit chaque année 300 millions de tonnes de CO2.

Les déchets numériques

Le traitement des déchets numériques a un impact lourd sur l’environnement. Ces déchets sont enfouis ou incinérés, ce qui a pour conséquence : Contamination de l’eau (nappe phréatique, cours d’eau), Contamination de l’air à la suite de l’utilisation de combustibles toxiques et amas de cendres toxiques, Contamination de la chaine alimentaire, du lait, des produits issus de l’agriculture, Augmentation du nombre de décharges.

Seul 5% des dechets numériques sont recyclés dans le monde.

Lutter contre la pollution numérique : La sobriété numérique

Suite à la prise de conscience des enjeux liés à la pollution numérique, certains groupes de réflexion prônent la sobriété numérique. C’est une démarche qui vise à réduire l’impact environnemental du numérique. L’expression « sobriété numérique » a été forgée en 2008 par l’association GreenIT.fr pour désigner « la démarche qui consiste à concevoir des services numériques plus sobres et à modérer ses usages numériques quotidiens ».

Voici quelques conseils pour adopter cette démarche :

  • Éteignez votre box internet lorsque vous partez en vacances, vous sortez ou dormez. A titre d’exemple, un réfrigérateur de classe A+ consomme 210 kWh/an et une box 390 kWh/an. (source : www.hopenergie.com)
  • Opter pour un moteur de recherche comme Ecosia ou Lilo, qui permet de compenser ses recherches internet. (Une recherche internet sur Google = 7g de CO2)
  • Diminuer la luminosité de ses appareils électriques quand elle n’est pas nécessaire, ce qui augmente la durée de la batterie et la vie de l’appareil
  • Trier votre boîte mail En vous débarrassant des mails et newsletters inutiles , vous réduirez votre empreinte carbone et reprendrez le contrôle de votre boîte mail ! (Un mail = 10g de CO2). 500 mails supprimés, c’est un arbre sauvé.
  • Choisissez les destinataires de vos mails. Ne transférez que les messages qui le nécessitent.
  • Rédiger des mails efficaces et pas trop longs
  • Veiller à joindre des pièces légères aux mails
  • Streamer Raisonnablement. Que ce soit la dernière saison de votre série préférée ou des vidéos de chats, ça pollue ! En diminuant la qualité de la vidéo ou au moins en la visionnant à plusieurs, vous pouvez améliorer votre bilan carbone. (1 heure de vidéo visionnée sur smartphone = la même consommation d’énergie qu’un réfrigérateur allumé pendant un an)
  • Prolonger la durée de vie de vos appareils. Passer de 2 à 4 ans d’usage pour une tablette ou un ordinateur améliore de 50% son bilan environnemental. 88% des français changent de portable alors que l’ancien fonctionne encore.
Liens utiles :
  • La face cachée du numérique (ADEME) : https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-face-cachee-numerique.pdf

  • https://www.helloasso.com/blog/wp-content/uploads/2019/10/Fiche-pratique-11-Le-num%C3%A9rique-et-le-d%C3%A9veloppement-durable-Vdef.pdf
  • https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-30878-livre-blanc-numerique-environnement.pdf
  • theshiftproject.org
  • www.greenit.fr
  • Une extension pour navigateur Web permet de connaitre les émission de CO2 liées à l’utilisation du Web : Carbonalizer : https://theshiftproject.org/carbonalyser-extension-navigateur/